Cette expression signifie que l'on doit accepter les résultats, souvent négatifs, de ses propres choix ou actions. Elle insiste sur la responsabilité personnelle : on a préparé soi-même la situation dans laquelle on se trouve, et il faut en subir les effets. Elle est souvent utilisée pour rappeler à quelqu'un qu'il ne peut se plaindre d'un problème qu'il a créé.
L'origine remonte à une sagesse populaire ancienne, probablement médiévale, ou le lit symbolisait le lieu du repos mais aussi des conséquences de ses actions. L'idée est que si l'on arrange mal son lit (métaphore de ses décisions), on devra y dormir malgré l'inconfort. L'expression s'est fixée dans la langue française avec sa forme complète "faire son lit et s'y coucher" pour accentuer l'idée d'assomption inéluctable. Elle est souvent attribuée à des proverbes ruraux ou familiaux transmis oralement.
Tu as choisi de ne pas étudier, maintenant tu as échoué : tu as fait ton lit, tu dois t'y coucher.
Il a menti à son patron, et maintenant il est renvoyé : il a fait son lit, qu'il s'y couche !
Si tu dépenses tout ton argent, tu ne pourras pas partir en vacances : tu fais ton lit et tu t'y couches.
Elle a négligé sa santé, et maintenant elle est malade : elle a fait son lit.
— Je regrette d'avoir accepté ce travail. — Tu as fait ton lit, maintenant couche-toi dedans.
