L'expression souligne la valeur intrinseque d'un objet, d'un mets ou d'une situation. Elle sert souvent a justifier un achat ou un effort, en opposant l'usage humain, digne et raffine, a un usage animal, considere comme un gaspillage. Elle peut etre utilisee pour se faire plaisir ou pour convaincre quelqu'un de profiter de quelque chose de bon.
L'origine de cette expression remonte au XIXe siecle, dans un contexte rural et agricole ou la distinction entre la nourriture des humains et celle des animaux etait cruciale pour la survie. A cette epoque, les chiens, souvent de garde ou de travail a la ferme, etaient generalement nourris avec les restes, les bas morceaux ou les aliments gates. L'idee qu'une nourriture de qualite, comme une bonne viande, du pain frais ou un plat elabore, puisse etre donnee aux chiens etait consideree comme un scandaleux gaspillage. L'expression emerge ainsi comme une defense de la valeur des biens de consommation et du travail humain. Elle s'est popularisee au XXe siecle, perdant peu a peu son ancrage purement alimentaire pour s'appliquer a tout objet de valeur (un beau vetement, une voiture) ou a une experience agreable (des vacances). Elle reflete une mentalite ou le plaisir et la qualite doivent etre justifies et ne pas etre consideres comme superflus.
J'ai achete ce bon vin, ce n'est pas fait pour les chiens, on le degustera ce weekend.
J'ai investi dans un ordinateur performant pour mon travail, ce n'est pas fait pour les chiens.
J'ai prepare un gateau maison pour ton anniversaire, ce n'est pas fait pour les chiens, alors sert-toi une belle part !
Ces chaussures en cuir, ce n'est pas fait pour les chiens, alors evite de les porter sous la pluie.
- Tu as vraiment pris la suite avec vue sur la mer ? - Oui, et alors ? Ces vacances, ce n'est pas fait pour les chiens !
