Cette expression critique une tendance a la sur-analyse. Elle designe une personne qui, par pedanterie ou perfectionnisme, s'egare dans des subtilites insignifiantes, au point de perdre de vue l'essentiel ou de rendre une situation absurde. Elle implique souvent une critique de l'intellectualisme sterile.
L'origine de l'expression est ancienne et liee a la scolastique medievale. Elle emerge probablement au XVIe siecle, dans un contexte ou les debats theologiques et philosophiques des clercs pouvaient sembler byzantins au peuple. L'image de couper un cheveu, deja fin, en quatre parties est une hyperbole visant a ridiculiser les disputes sur des points de doctrine infinitesimaux. L'historien du langage Alain Rey la rattache a cette culture de la 'disputatio' ou l'on ergotait sur le sexe des anges. Une autre piste, plus concrete, evoque les perruquiers du XVIIIe siecle qui, pour demontrer leur virtuosite extreme, auraient ete capables de sectionner un cheveu dans le sens de la longueur. Cette prouesse technique, inutile et imperceptible, serait devenue la metaphore parfaite de la futilité. L'expression s'est popularisee au XIXe siecle dans la langue courante pour fustiger tout comportement tatillon ou excessivement pointilleux, qu'il soit intellectuel ou pratique.
Arrete de couper les cheveux en quatre, le principe est simple : il faut soit dire oui, soit dire non.
Le consultant a passe une heure a couper les cheveux en quatre sur la formulation d'une seule ligne du contrat.
Avec toi, choisir un film devient impossible, tu coupes toujours les cheveux en quatre sur le genre ou le realisateur !
Il ne s'agit pas de couper les cheveux en quatre, mais une certaine rigueur dans les definitions est necessaire en science.
- 'Selon moi, cette clause pourrait etre interpretee de trois manieres subtilement differentes...' - 'Oh la la, ne coupe pas les cheveux en quatre !'
