Cette expression signifie que l'on a le droit d'exprimer son opinion et d'etre entendu dans un debat ou une prise de decision. Elle implique une legitimite a intervenir, souvent parce que l'on est directement concerne par l'affaire en question. Elle ne garantit pas que l'avis sera suivi, mais bien qu'il sera pris en consideration.
L'origine de cette expression remonte au Moyen Age, entre le XIIe et le XVe siecle, dans le contexte des assemblees religieuses, notamment les chapitres de chanoines ou de moines. Le 'chapitre' designait a la fois la salle de reunion (la salle capitulaire) et l'assemblee elle-meme qui s'y tenait. Lors de ces reunions, les affaires importantes de la communaute (administration des biens, discipline, elections) etaient debattues. Seuls les membres a part entiere, les chanoines 'reguliers' ou les moines 'profes', avaient le droit de parole et de vote : ils avaient 'voix au chapitre'. Les novices ou les membres de rang inferieur en etaient exclus. L'expression a ensuite depasse le cadre ecclesiastique a partir du XVIe siecle, notamment avec l'essor des assemblees politiques et municipales, pour designer plus largement le droit de participer aux deliberations dans n'importe quel groupe organise. Son sens a evolue d'un vote decisif vers une notion plus large de droit a la consultation et a l'expression d'un avis.
Exemple 1: Dans cette association, tous les membres cotisants ont voix au chapitre pour elire le bureau.
Exemple 2: En tant que directeur du projet, tu auras bien sur voix au chapitre pour le choix des prestataires.
Exemple 3: Les enfants estiment qu'ils devraient avoir voix au chapitre pour decider de la destination des vacances.
Exemple 4: Il a voix au chapitre, mais en fin de compte, c'est le president qui tranche.
Exemple 5: - Tu penses vraiment que mon avis compte ? - Bien sur, dans cette equipe, tout le monde a voix au chapitre.
