Cette expression signifie être dans une position extrêmement difficile, sans aucune échappatoire possible. Elle évoque un état de détresse totale, où toutes les options semblent épuisées. On l'utilise souvent pour décrire une personne ou une organisation confrontée à un échec imminent ou à une pression insoutenable.
L'expression trouve son origine dans le vocabulaire de la vénerie (chasse à courre) au Moyen Âge. Les « abois » désignaient les derniers aboiements des chiens de chasse lorsqu'ils avaient acculé le gibier, généralement un cerf, contre un obstacle. L'animal, épuisé et entouré, ne pouvait plus fuir. Cette scène finale, où la bête est sur le point d'être prise, a donné naissance à la métaphore. Au fil des siècles, l'expression s'est étendue à tout contexte de détresse extrême.
Avec ces dettes et la faillite imminente, l'entreprise est vraiment aux abois.
Le candidat, incapable de répondre aux questions du jury, était aux abois.
— Je n'ai plus d'argent, plus d'idées, plus d'énergie... — Calme-toi, tu n'es pas aux abois, on va trouver une solution.
Le gardien de but, seul face à trois attaquants, était aux abois.
Le héros du film se retrouve aux abois, traqué par ses ennemis dans un cul-de-sac.
