Cette expression forte désigne une personne entièrement dévouée à une autre, au point d'exécuter ses basses œuvres ou ses desseins les plus sombres sans hésitation. L'image évoque une aliénation complète, où l'individu sacrifie son âme (sa conscience, son intégrité) au service de son maître. Elle est souvent utilisée pour des complices criminels, des fanatiques ou des subalternes totalement soumis.
L'expression "âme damnée" apparaît à la fin du Moyen Âge dans un contexte religieux. Une "âme damnée" était une âme condamnée aux enfers pour l'éternité en raison de ses péchés. Au XVIIe siècle, l'expression prend un sens figuré pour désigner un complice prêt à tout, notamment dans le théâtre et les récits de cape et d'épée. Elle est popularisée par la littérature romantique et gothique du XIXe siècle, qui met en scène des personnages maudits et des serviteurs démoniaques.
Ce tueur à gages était l'âme damnée du parrain, exécutant ses ordres sans jamais poser de questions.
Dans l'histoire, le savant fou a pour âme damnée un assistant prêt à toutes les expériences horribles.
Il est l'âme damnée de ce politicien corrompu, il arrange toutes ses affaires louches.
— Qui a fait le coup ? — Son âme damnée, comme d'habitude. Il ne se salit jamais les mains.
Elle était l'âme damnée de ce gourou et a suivi toutes ses directives, même les plus destructrices.
