Cette expression signifie anticiper les actions d'une autre personne pour lui ôter tout moyen d'agir ou de réussir. Elle évoque l'idée de neutraliser un adversaire en le privant de ses ressources ou de ses arguments. Elle est souvent utilisée dans des contextes de compétition, de débat ou de stratégie. Elle implique une certaine ruse ou rapidité d'exécution.
L'origine remonte au XVIe siècle, dans un contexte agricole ou militaire. Métaphoriquement, couper l'herbe sous le pied de quelqu'un, c'est lui enlever le terrain sur lequel il pourrait s'appuyer pour avancer ou attaquer. L'image est celle d'un combattant ou d'un paysan qui prive l'autre de son support vital. L'expression s'est généralisée pour décrire toute action préemptive.
En annonçant son projet avant moi, il m'a coupé l'herbe sous le pied.
L'équipe adverse a coupé l'herbe sous le pied à nos attaquants en verrouillant sa défense.
Il avait préparé un long discours, mais son collègue a coupé l'herbe sous le pied en résumant tout en deux phrases.
— Je voulais lui proposer un partenariat, mais un concurrent l'a déjà contacté. — On t'a coupé l'herbe sous le pied.
Pour éviter les critiques, le gouvernement a coupé l'herbe sous le pied à l'opposition en adoptant certaines de leurs propositions.
