Cette expression, née avec l'audiovisuel, désigne un acteur, une personnalité ou même un objet qui s'impose avec une force particulière à l'écran. Elle suggère une énergie, un charisme ou une authenticité si puissants qu'ils semblent franchir la barrière de l'écran pour toucher directement le spectateur. Ce n'est pas seulement une question de beauté, mais d'intensité et de capacité à capter l'attention.
L'expression apparaît dans la seconde moitié du XXe siècle avec l'essor de la télévision et du cinéma. Le verbe "crever", dans le sens de "percer", évoque l'idée de traverser l'écran, cette surface qui sépare le monde fictionnel du spectateur. Elle est d'abord utilisée par les critiques et les professionnels du milieu pour désigner ceux dont la présence télévisuelle ou cinématographique est exceptionnelle.
Ce jeune acteur crève l'écran dans son premier rôle, il a un charisme incroyable.
Lors du débat, la candidate a crevé l'écran par sa maîtrise du sujet et son assurance.
Il ne suffit pas d'être photogénique pour crever l'écran, il faut aussi de la présence.
— Tu as vu ce documentaire ? — Oui, les images de la nature crevait l'écran !
Dans ce film, c'est l'actrice secondaire qui crève l'écran à chaque apparition.
