Cette expression signifie que l'on acquiert sa sagesse, son savoir-faire et sa maturité à travers les épreuves, les rencontres et les situations variées que l'on traverse dans la vie quotidienne. Elle oppose souvent l'apprentissage pratique et parfois rude de l'existence à l'enseignement académique. Elle valorise l'expérience personnelle comme source de connaissance et de développement. Elle s'emploie pour qualifier quelqu'un qui a beaucoup vécu et en a tiré des leçons, ou pour décrire un processus d'apprentissage continu hors des institutions.
L'expression émerge au XIXe siècle, en réaction à la formalisation croissante de l'éducation scolaire. Elle s'inscrit dans une tradition de pensée qui prône l'expérience directe comme maître, idée déjà présente chez des philosophes comme Montaigne ou Rousseau. 'L'école de la vie' devient une métaphore pour désigner l'ensemble des enseignements que procure l'existence elle-même, avec ses succès et ses échecs. Elle est particulièrement associée à des parcours de vie atypiques ou difficiles.
Il n'a pas fait de grandes études, mais il est à l'école de la vie : il a voyagé, travaillé dans tous les métiers et sait s'adapter à tout.
Après avoir élevé seule ses trois enfants, elle dit souvent que c'est à l'école de la vie qu'elle a appris le plus.
Certaines compétences, comme la débrouillardise ou l'intuition, s'acquièrent à l'école de la vie.
Son parcours chaotique l'a mené à l'école de la vie, et il en est sorti plus fort.
— Tu as une sagesse étonnante pour ton âge. — C'est que je suis à l'école de la vie depuis longtemps.
