Cette expression signifie qu'un élève (ou par extension, un employé) s'absente illicitement de son lieu d'étude ou de travail, généralement pour profiter de son temps libre. Elle évoque l'idée de se cacher dans la nature ('buissons') pour échapper à l'obligation scolaire. Elle a une connotation plutôt légère et enfantine, associée à l'insouciance et à la fugue temporaire. Elle s'emploie aussi parfois au figuré pour dire qu'on évite une réunion ou une obligation ennuyeuse.
L'origine remonte au XVIe siècle. À l'époque, les enfants des campagnes devaient souvent garder les troupeaux ou aider aux champs, et s'absentaient donc de l'école pour aller dans les buissons et les bois. L'expression a pris le sens actuel de sécher les cours au XIXe siècle, avec la généralisation de l'instruction obligatoire. Elle reflète une époque où l'école était perçue comme une contrainte face à l'appel de la nature et de la liberté.
Quand il était petit, il adorait faire l'école buissonnière pour aller pêcher à la rivière.
Aujourd'hui, il fait beau, j'ai envie de faire l'école buissonnière et d'aller me promener.
Les deux copains ont décidé de faire l'école buissonnière pour aller voir le nouveau film au cinéma.
Faire l'école buissonnière peut sembler amusant, mais on accumule du retard.
— Où étiez-vous cet après-midi ? — On a un peu fait l'école buissonnière, désolé.
