Cette expression désigne un précepte essentiel, considéré comme le meilleur conseil ou la norme à suivre dans un contexte donné (morale, économie, art, etc.). Elle implique une valeur sûre, éprouvée, et souvent simple à appliquer. En morale, elle renvoie à la maxime "Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse". En économie, elle peut désigner une règle de gestion des finances publiques. Le terme "d'or" souligne le caractère précieux et inestimable de ce principe.
L'origine remonte à l'Antiquité. La formulation morale de la règle d'or apparaît dans de nombreuses traditions : dans le judaïsme (Lévitique), le confucianisme, le bouddhisme, et surtout dans le christianisme (Évangile selon Matthieu : "Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux"). L'expression "règle d'or" s'est fixée en français au Moyen Âge pour désigner ce principe éthique universel. Par extension, à partir de la Renaissance, elle a été appliquée à d'autres domaines (arts, sciences) pour désigner un principe fondamental.
En cuisine, la règle d'or est de goûter avant de saler.
La règle d'or de la communication : écouter plus que parler.
Pour éviter les dettes, suis la règle d'or : ne dépense pas plus que ce que tu gagnes.
— Quelle est ta règle d'or en amitié ? — La loyauté, toujours.
Dans ce métier, la règle d'or est la vérification des sources.
