Cette expression signifie littéralement marcher dans les traces laissées par une personne, mais au figuré, elle évoque le fait de suivre le même chemin professionnel, moral ou personnel que quelqu'un d'autre, généralement un modèle ou un prédécesseur. Elle implique une forme d'héritage ou d'inspiration, parfois avec l'idée de perpétuer une tradition. Elle peut aussi suggérer une comparaison ou une pression à réussir comme l'autre.
L'image remonte à l'Antiquité, où suivre les traces physiques de quelqu'un était une métaphore de l'imitation, notamment dans les textes philosophiques ou éducatifs. Elle s'est fixée en français au XVIe siècle, dans la littérature humaniste, pour décrire la filiation intellectuelle ou artistique. Elle est souvent associée aux dynasties familiales ou aux maîtres et disciples.
Elle marche sur les pas de son père en devenant médecin comme lui.
Ce jeune artiste marche sur les pas des grands peintres impressionnistes.
Dans cette entreprise, nombreux sont ceux qui marchent sur les pas du fondateur.
Il ne veut pas marcher sur les pas de son frère et cherche sa propre voie.
— Tu devrais marcher sur les pas de ta mère, elle a tant réussi ! — Mais je veux être moi-même.
