Cette expression métaphorique, issue du vocabulaire théâtral, décrit le fait de capter l'intérêt et les regards au point de rendre les autres participants invisibles ou effacés. Celui qui "vole la scène" le fait souvent par son charisme, son talent, une réplique percutante ou un jeu excessif. Cela peut être un compliment pour son impact, mais aussi une critique s'il nuit à l'équilibre du spectacle.
L'image de "voler" la scène apparaît au XIXe siècle avec l'essor des vedettes de théâtre et l'individualisation des performances. Dans les troupes, certains acteurs pouvaient chercher à briller plus que leurs partenaires, parfois au mépris de la mise en scène. L'expression s'est ensuite étendue à d'autres domaines (politique, réunions, médias) pour décrire toute personne qui s'accapare l'attention.
L'acteur secondaire a complètement volé la scène au protagoniste avec son monologue poignant.
Pendant la conférence, l'intervenante a volé la scène à ses collègues par son éloquence.
Il ne faut pas essayer de voler la scène à la mariée le jour de son mariage !
— Tu as vu comment il a volé la scène à tout le monde avec sa blague ? — Oui, plus personne n'écoutait les autres.
Le jeune comédien, inconnu, a volé la scène aux stars par sa présence naturelle.
