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La Cigale et la Fourmi

Par Jean de La Fontaine

Fables (1668)

ConteTravailPrévoyanceResponsabilité
2 min de lecture 112 mots

Extrait

La Cigale, ayant chanté Tout l'été, Se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue. Pas un seul petit morceau De mouche ou de vermisseau. Elle alla crier famine Chez la Fourmi sa voisine, La priant de lui prêter Quelque grain pour subsister Jusqu'à la saison nouvelle. « Je vous paierai, lui dit-elle, Avant l'Oût, foi d'animal, Intérêt et principal. » La Fourmi n'est pas prêteuse ; C'est là son moindre défaut. « Que faisiez-vous au temps chaud ? Dit-elle à cette emprunteuse. — Nuit et jour à tout venant Je chantais, ne vous déplaise. — Vous chantiez ? j'en suis fort aise. Eh bien ! dansez maintenant. »

Résumé IA

La cigale, ayant chanté tout l'été, se trouve démunie quand l'hiver arrive. Elle demande de l'aide à la fourmi laborieuse qui lui refuse toute assistance. La fable oppose l'insouciance à la prévoyance, avec une morale sans concession sur la nécessité du travail.

Contexte historique

Écrite sous Louis XIV, cette fable reflète les valeurs bourgeoises du travail et de l'épargne. Elle s'inscrit dans la tradition des moralistes du Grand Siècle, tout en critiquant indirectement l'oisiveté de la noblesse.

Vocabulaire clé

dépourvue/de.puʁ.vy/
bise/biz/
vermisseau/vɛʁ.mi.so/
Oût/u(t)/
prêteuse/pʁɛ.tøz/
Littera