Expression signifiant qu'un message s'adresse à ceux qui sont capables de le comprendre, avec une nuance d'avertissement implicite et de distance polie.
Sens littéral : Littéralement, « à celui qui entend bien, salut ». La formule s'adresse directement à l'« entendeur » compétent, lui souhaitant le salut (au sens de salutation ou de bienveillance). Elle présuppose une écoute attentive et intelligente, excluant ceux qui n'auraient pas la capacité ou la volonté de saisir le message.
Sens figuré : Figurément, elle sert d'avertissement voilé ou de conseil indirect. L'émetteur sous-entend une vérité délicate, une mise en garde, ou une critique, tout en laissant à l'interlocuteur le soin d'en tirer les conclusions. C'est une manière élégante de dire « je vous le dis, à vous de comprendre ».
Nuances d'usage : Employée dans des contextes formels ou littéraires, elle marque une distance polie, évitant l'affrontement direct. On l'utilise pour clore un discours, une lettre, ou une remarque, souvent avec une pointe d'ironie ou de gravité. Elle suppose une connivence intellectuelle avec le destinataire.
Unicité : Cette expression se distingue par son double mouvement : elle flatte l'auditeur (en le supposant perspicace) tout en maintenant une retenue stoïque. Contrairement à des formules plus brutales, elle allie finesse psychologique et élégance rhétorique, typique de l'esprit français classique.