Cette expression fait directement référence au moment précis où un acte criminel a lieu. Elle est souvent employée dans un contexte policier, judiciaire ou journalistique. Par extension, elle peut décrire métaphoriquement un instant décisif, tendu ou critique dans une situation, même non criminelle. Elle évoque une atmosphère de suspense, de danger ou de vérité révélée. Son usage est courant dans les médias et la fiction, mais aussi dans le langage familier pour dramatiser un événement.
L'expression "à l'heure du crime" provient du langage policier et judiciaire du XIXe siècle, où il était essentiel d'établir l'heure exacte d'un méfait pour les enquêtes. Avec le développement des romans policiers (comme ceux d'Émile Gaboriau ou plus tard de Georges Simenon) et du cinéma noir, elle s'est popularisée pour créer une ambiance de mystère. Elle est devenue une formule courante dans les reportages sur les faits divers et les séries télévisées, symbolisant le point culminant d'une intrigue.
Les caméras de surveillance ont filmé le suspect à l'heure du crime, vers minuit.
À l'heure du crime, tout le monde avait un alibi sauf le majordome.
Quand le patron a découvert l'erreur dans le rapport, c'était à l'heure du crime dans le bureau !
— Où étiez-vous hier à l'heure du crime ? — Je regardais un film chez moi, je peux le prouver !
Dans les thrillers, à l'heure du crime, la musique devient angoissante.
