Cette expression met l'accent sur la productivité et la quantité de travail effectué dans un temps donné. Elle suggère un rythme soutenu, de l'efficacité et parfois une certaine force ou énergie déployée. L'image sous-jacente est celle d'abattre un arbre ou un animal, c'est-à-dire d'accomplir un acte qui demande de la puissance et qui aboutit à un résultat tangible (la chute de l'arbre).
Le verbe "abattre" (du latin "battuere", battre) a longtemps été utilisé dans le sens de "faire tomber en frappant" (un arbre, un mur, un animal). Au XVIIe siècle, il commence à s'employer figurément pour signifier "accomplir", "venir à bout de" (abattre une tâche). L'expression "abattre du travail" s'est développée au XIXe siècle, probablement dans le monde artisanal, industriel ou agricole, où l'on mesurait le travail à la quantité produite (abattre du bois, abattre de la besogne). Elle véhicule l'idée d'un travail presque physique, où l'on "abat" les tâches les unes après les autres.
Elle a abattu un travail considérable en une seule journée.
Il faut abattre du travail cette semaine pour respecter le délai.
C'est une équipe qui sait abattre du travail rapidement.
