Cette expression décrit un phénomène de sympathie réciproque et immédiate entre deux personnes. Elle suggère que quelque chose "accroche" entre elles, comme si des particules invisibles (les "atomes") s'emboîtaient parfaitement. Cela va au-delà d'une simple entente cordiale ; c'est une connexion intuitive, souvent basée sur des goûts, des humeurs ou une vision du monde similaires. Elle explique les "coups de foudre" amicaux ou les relations où la conversation et la complicité s'installent sans effort.
L'expression est née au XVIIIe siècle, à l'époque des Lumières, alors que les théories scientifiques sur la matière et les particules élémentaires (les atomes, concept hérité de l'Antiquité mais remis au goût du jour) passionnaient les esprits. Le philosophe et savant Maupertuis a émis l'hypothèse que l'attraction ou la répulsion entre les personnes pouvait s'expliquer par des affinités physiques, par des "atomes crochus" qui s'accrochent les uns aux autres. L'expression, d'abord utilisée dans un contexte pseudo-scientifique ou philosophique, est passée dans le langage courant pour décrire de manière imagée les affinités électives.
Dès leur première rencontre, ils ont eu des atomes crochus et sont devenus inséparables.
Je ne sais pas pourquoi, mais avec lui, je n'ai aucun atome crochu.
Pour travailler en binôme, il faut avoir des atomes crochus.
