Cette expression juridique signifie qu'un juge d'instruction ou un tribunal a émis un document officiel (le mandat d'arrêt) autorisant les forces de l'ordre à appréhender une personne et à la placer en détention provisoire. Le mandat d'arrêt est délivré lorsque la personne est suspectée d'un crime ou d'un délit puni d'une peine d'emprisonnement, et qu'il existe un risque de fuite, de pression sur les témoins ou de récidive. Il s'agit d'une mesure coercitive forte, distincte d'une simple convocation.
Le "mandat d'arrêt" est une institution ancienne du droit français, dont les formes modernes ont été codifiées sous Napoléon avec le Code d'instruction criminelle de 1808. Le terme "mandat" vient du latin 'mandatum' (ordre, charge), et "arrêt" de 'arrestare' (arrêter). Historiquement, il existait différents types de mandats (mandat de comparution, d'amener, de dépôt). Le mandat d'arrêt, en tant qu'ordre écrit d'incarcération, est un pilier de la procédure pénale inquisitoire, permettant au juge de contraindre un suspect à être détenu pendant l'enquête.
L'homme recherché avait un mandat d'arrêt international émis par la justice française.
Le juge a décerné un mandat d'arrêt contre lui pour meurtre.
Si tu ne te présentes pas à ton audition, ils vont lancer un mandat d'arrêt à ton encontre.
Il vivait caché depuis des mois, sachant qu'il avait un mandat d'arrêt sur la tête.
— Pourquoi l'ont-ils arrêté à la frontière ? — Parce qu'il avait un mandat d'arrêt en Belgique.
