Cette expression signifie constituer un empêchement ou une épreuve pour quelqu’un qui a été élu, choisi ou destiné à un rôle particulier. Elle évoque l’idée d’une pierre sur le chemin de l’élu, entravant sa mission ou son parcours. On l’utilise dans des contextes où une personne investie d’une responsabilité (un dirigeant, un représentant, un messie) rencontre des oppositions ou des obstacles matériels ou moraux. Elle a souvent une connotation dramatique ou épique.
L’expression puise ses racines dans des traditions religieuses et politiques anciennes. L’idée d’un « élu » confronté à des épreuves est centrale dans les récits bibliques (les prophètes, les rois) et les mythologies. En français, la formulation spécifique semble apparaître à l’époque médiévale ou classique, s’inspirant de l’image du chemin semé d’embûches. Elle était peut-être utilisée dans des discours moralisateurs ou des chroniques historiques pour décrire les adversaires d’un souverain ou les obstacles à une mission divine.
Pour le nouveau maire, les dettes colossales de la ville sont une pierre à l’élu.
Les pharisiens étaient souvent décrits comme une pierre à l’élu dans les prédications.
— Ces rumeurs malveillantes ne sont qu’une pierre à l’élu, a déclaré le président, confiant.
Dans le récit épique, le dragon représente la première pierre à l’élu dans sa quête.
Les tracasseries administratives se sont révélées être une pierre à l’élu de ce projet ambitieux.
