Cette expression signifie se mettre à la tête d'une rébellion, d'une opposition ou d'une cause, et appeler ouvertement les autres à se joindre au combat. Elle implique un acte public, courageux et souvent risqué, qui marque le début d'une lutte organisée. L'étendard symbolise à la fois le ralliement, les idéaux défendus et l'autorité de celui qui le porte. L'expression est souvent utilisée dans un contexte politique, social ou idéologique.
L'origine est purement militaire et remonte au Moyen Âge. L'étendard était un grand drapeau, souvent armorié, porté par le seigneur ou le commandant d'une armée. Le "lever" signifiait le déployer haut pour qu'il soit visible de tous, signalant ainsi le lieu du rassemblement des troupes et l'identité du chef. C'était le signal du début des hostilités ou de la mobilisation. Au fil des siècles, notamment à partir de la Révolution française, l'expression a pris un sens figuré pour désigner celui qui prend la tête d'une révolte politique ou intellectuelle contre l'ordre établi.
En publiant ce manifeste, l'intellectuel a levé l'étendard de la révolte contre la censure.
Face à l'injustice, il a décidé de lever l'étendard et de mener la grève.
Plusieurs députés ont levé l'étendard contre le projet de loi, créant une fronde au sein de leur propre parti.
— Qui osera lever l'étendard contre cette décision ? — Pour l'instant, personne ne veut prendre ce risque.
Elle a levé l'étendard de l'écologie radicale bien avant que cela ne devienne populaire.
