Cette expression imagée et un peu désuète signifie quitter un lieu de manière furtive et rapide, généralement pour échapper à quelqu'un ou à quelque chose (une obligation, une confrontation, des ennuis). Elle implique souvent une fuite discrète, voire honteuse. Le ton est souvent humoristique ou léger, évoquant une disparition soudaine.
L'origine de cette expression remonte au XVIe siècle. "Escampette" est un dérivé familier et diminutif de l'ancien verbe 'escamper' (s'enfuir), lui-même issu de l'italien 'scampare' (échapper). La "poudre" fait référence à la poussière soulevée par les pieds de celui qui fuit à toute vitesse, ou peut-être métaphoriquement à une substance magique (comme la "poudre de perlimpinpin") qui permettrait de disparaître. L'expression a été popularisée dans la littérature et conserve une saveur ancienne.
Dès qu'il a vu arriver les créanciers, il a pris la poudre d'escampette.
Les enfants, pris en flagrant délit de gourmandise, ont pris la poudre d'escampette en entendant leurs parents.
— Où est passé Paul ? — Il a pris la poudre d'escampette dès la fin du repas, sans dire au revoir !
Le chat, effrayé par le bruit, a pris la poudre d'escampette et s'est caché sous le lit.
Plutôt que d'affronter les conséquences de sa bêtise, il a préféré prendre la poudre d'escampette.
