Cette expression signifie choisir de soutenir activement une personne lors d'une dispute, d'une opposition ou d'un conflit d'opinions. Elle implique un engagement clair en faveur de l'un des partis, souvent au détriment de la neutralité. On l'emploie dans des contextes personnels, politiques ou professionnels pour indiquer un alignement.
L'expression trouve son origine dans le vocabulaire militaire, où "camp" désigne le lieu où une armée s'installe. Dès le Moyen Âge, "prendre camp" signifiait s'établir dans un lieu pour une bataille. Par extension, à partir du XVIIe siècle, l'expression a évolué pour désigner métaphoriquement le fait de se ranger du côté d'une personne ou d'une idée, comme on choisirait un camp dans un conflit armé. Elle reflète l'idée d'un engagement ferme et souvent public.
Lors de la réunion, il a clairement pris le camp de sa collègue contre le directeur.
Dans cette querelle familiale, impossible de rester neutre : il faut prendre le camp de quelqu'un.
Le journal a pris le camp du maire pendant les élections, publiant de nombreux articles favorables.
— Tu prends toujours le camp de ton frère ! — C'est normal, je le soutiens.
En politique internationale, certains pays hésitent à prendre le camp d'une puissance pour éviter les conflits.
