Cette expression désigne une personne ou un élément qui pèse sur quelqu'un, l'empêchant d'avancer librement ou de réussir. Elle évoque l'idée d'un poids qui retient, d'une responsabilité encombrante ou d'un handicap. On l'emploie souvent pour décrire une relation ou une situation qui freine les ambitions ou le développement d'une personne. Le registre est familier à courant.
L'expression trouve son origine dans le monde maritime et militaire. Le boulet, lourd projectile de canon en fonte, était utilisé pour couler les navires ennemis ou détruire les fortifications. Au sens figuré, dès le XIXe siècle, on a commencé à parler d'un "boulet" pour évoquer quelque chose de très lourd et encombrant à traîner. L'image du forçat enchaîné à un boulet de prison, popularisée par la littérature et le cinéma, a également renforcé cette métaphore d'une entrave physique et morale. L'expression s'est ensuite étendue à toute personne ou obligation pesante.
Avec toutes ses dettes, son frère est vraiment un boulet pour lui, il ne peut pas faire de projets.
Dans cette équipe de projet, le stagiaire incompétent est un vrai boulet, on doit tout refaire après lui.
— Je ne peux plus sortir avec elle, ses problèmes d'argent sont un boulet pour moi. — C'est triste, mais je comprends.
Ce vieux logiciel est un boulet pour l'entreprise, il ralentit tout le monde et coûte une fortune en maintenance.
Il traîne son passé comme un boulet au pied, ça l'empêche de tourner la page et d'être heureux.
