Cette expression décrit une situation où les dés sont jetés avant même que l'action ne commence. Elle implique un déséquilibre des forces, des circonstances défavorables ou un objectif irréaliste qui rendent la défaite inéluctable. Elle sert souvent à décourager une action futile ou à exprimer un sentiment de résignation face à une tâche impossible.
L'image est directement empruntée à la stratégie militaire. Un général avisé évite d'engager ses troupes dans un combat où l'ennemi a un avantage décisif (nombre, position, armement). L'expression s'est popularisée dans le langage courant au XXe siècle, notamment dans le monde politique, syndical et sportif, pour décrire des confrontations inégales.
S'opposer seul à cette multinationale, c'est une bataille perdue d'avance.
Essayer de convaincre mon père de changer d'avis, c'est une bataille perdue d'avance.
Les petits commerçants ont l'impression de livrer une bataille perdue d'avance contre les grandes surfaces.
Partir à l'heure de pointe pour être à l'heure, c'était une bataille perdue d'avance.
— Je vais lui demander une augmentation. — N'y pense même pas, avec lui, c'est une bataille perdue d'avance.
