Cette expression decrit un etat de felicite extreme, le point culminant du bonheur. Elle implique que la joie est a son maximum, qu'elle atteint un sommet au-dela duquel il n'est pas possible d'aller. Elle connote souvent un sentiment de plenitude et d'accomplissement.
L'expression 'etre au comble de la joie' puise ses racines dans le vocabulaire architectural medieval. Le mot 'comble', issu du latin 'culmen' (sommet, faite), designait a l'origine la charpente, la partie la plus haute d'un batiment, puis par extension le point le plus eleve. Des le XIIIe siecle, 'comble' acquiert un sens figure pour designer l'apogee, le degre supreme d'une chose. L'association avec la joie apparait pleinement a la Renaissance, periode ou la langue francaise se structure et ou les ecrivains de la Pleiade, comme Ronsard, affectionnent les metaphores architecturales et spatiales pour decrire les emotions. Le concept de gradation des sentiments, cher a la rhetorique classique, trouve dans cette expression un outil parfait pour exprimer l'intensite maximale. Au XVIIe siecle, l'expression est parfaitement integree au langage courant et litteraire, servant a peindre les passions dans le theatre classique (Cornelie, Racine) ou les romans precieux. Elle symbolise l'ideal d'une emotion portee a son paroxysme, reflet d'une epoque qui conceptualise les sentiments de maniere presque geometrique.
Exemple 1: En apprenant la bonne nouvelle, il etait au comble de la joie.
Exemple 2: L'equipe etait au comble de la joie apres la signature de ce gros contrat.
Exemple 3: En voyant ses petits-enfants arriver pour les vacances, ma grand-mere etait au comble de la joie.
Exemple 4: Il n'etait pas seulement content, il etait litteralement au comble de la joie, un sourire jusqu'aux oreilles.
Exemple 5: '- Tu as vu ta tete quand tu as gagne ? - Oui, j'etais au comble de la joie, je n'arrivais pas a y croire !'
