Cette expression valorise une forme d'intelligence vive, pratique et parfois retorse. Elle ne désigne pas nécessairement une grande intelligence théorique, mais plutôt une habileté à trouver des solutions, à déjouer les pièges, à imiter ou à s'adapter rapidement. Elle comporte souvent une nuance d'espièglerie, de roublardise ou de facétie, en référence au comportement observé des singes, considérés comme des imitateurs malicieux.
La comparaison remonte à l'observation ancienne des singes, notamment des macaques et des chimpanzés, dont l'agilité physique et l'apparente capacité à imiter les actions humaines ont frappé les voyageurs et les naturalistes. Dans les récits (comme les fables de La Fontaine, « Le Singe et le Chat ») et l'imaginaire populaire, le singe est souvent un personnage rusé, qui use de tromperie pour parvenir à ses fins. L'expression s'est fixée au XIXe siècle, renforcée par les découvertes zoologiques sur l'intelligence de ces primates.
Pour réparer ça avec un trombone, il faut être malin comme un singe !
Ne t'inquiète pas pour lui, il se débrouillera toujours, il est malin comme un singe.
Le personnage du roman est malin comme un singe, il parvient à duper tout le monde.
