Cette expression, née au XVIIe siècle, qualifie un homme qui séduit par son esprit, son audace, son énergie ou son charme irrésistible, mais avec une nuance de danger ou de malignité. Le 'diable' évoque ici la tentation, la ruse, la vitalité démoniaque, plus que la pure méchanceté. Il peut s'agir d'un séducteur, d'un aventurier, ou d'un individu au tempérament fougueux et imprévisible.
L'expression apparaît à l'époque classique, notamment dans le théâtre (Molière) et la littérature libertine. Elle reflète une fascination pour la figure du diable, symbole de rébellion, d'intelligence et de séduction, détourné de son sens religieux strict. Au XIXe siècle, elle est souvent utilisée pour décrire les héros romantiques, sombres et passionnés. Elle s'est aujourd'hui un peu désuète mais reste comprise.
Avec son éloquence et son audace, c'était un vrai diable d'homme qui savait convaincre n'importe qui.
Dans le roman, le héros est un diable d'homme, séduisant toutes les femmes mais ne s'attachant à aucune.
Mon arrière-grand-père, paraît-il, était un diable d'homme, toujours prêt à partir à l'aventure.
Ce politicien a le charisme d'un diable d'homme, capable de retourner une foule en quelques phrases.
— Méfie-toi de lui, il a un charme dangereux. — Je sais, c'est un diable d'homme.
