Cette expression qualifie une personne d'une obstination caracterisee, souvent irraisonnee. Elle implique une resistance passive mais ferme a toute influence, conseil ou ordre. La nuance est generalement negative, soulignant un entetement considere comme stupide ou contre-productif, par analogie avec la reputation de l'animal.
L'origine de l'expression remonte au moins au XVIIe siecle et s'ancre dans l'observation populaire du comportement animal. La mule, hybride sterile d'un ane et d'une jument, etait reputee dans le monde rural et parmi les muletiers pour son caractere particulierement entete et difficile a diriger lorsqu'elle decidait de s'arreter ou de refuser d'avancer. Cette reputation de tetuete proverbiale surpassait meme celle de l'ane. Le contexte historique est celui d'une societe agricole et de transport ou les betes de somme etaient omnipresentes. Les difficultes avec une mule recalcitrante etaient un motif de plainte courant, donnant naissance a la metaphore. Au fil du temps, l'expression s'est lexicalisee, passant du langage des campagnes au francais courant, tout en conservant cette image forte d'obstination irrationnelle et passive. Elle figure deja dans des recueils de proverbes au XVIIIe siecle, attestant de son anciennete et de sa diffusion.
Ne discute plus avec lui, il est vraiment une mule sur ce sujet.
Le client est une vraie mule, il refuse toute modification au contrat malgre nos arguments.
Mon fils est une mule, il ne veut absolument pas mettre son manteau alors qu'il gele dehors.
Elle n'est pas mechante, mais des qu'elle a une idee en tete, elle devient une mule.
- Tu devrais peut-etre reconsiderer ta position. - Non, c'est non, point final ! - Quelle mule !
