Cette expression signifie qu'une personne accepte de réduire ses ambitions, ses revendications ou la fermeté de ses positions pour parvenir à un compromis. Elle évoque l'idée de diluer son vin avec de l'eau pour le rendre moins fort, donc moins exigeant. On l'emploie souvent dans des contextes de négociation, de conflit ou lorsque quelqu'un doit tempérer son enthousiasme ou son intransigeance.
L'origine de cette expression remonte à l'Antiquité, où il était courant de couper le vin avec de l'eau, notamment dans la Grèce et la Rome antiques, pour en atténuer les effets et le rendre plus digeste. Cette pratique quotidienne a donné naissance à une métaphore pour désigner l'atténuation de quelque chose de trop fort ou trop intense. En français, l'expression apparaît dès le XVIe siècle et s'est popularisée pour symboliser la modération et la capacité à faire des compromis, d'abord dans un registre littéraire puis dans le langage courant.
Il va devoir mettre de l'eau dans son vin s'il veut que le contrat soit signé.
Face aux critiques, le maire a mis de l'eau dans son vin concernant le projet de construction.
— Tu es trop exigeant sur le salaire, il faudra mettre de l'eau dans ton vin. — Je sais, mais c'est difficile.
Dans un couple, il faut parfois mettre de l'eau dans son vin pour éviter les disputes.
L'entreprise a dû mettre de l'eau dans son vin et accepter des délais plus longs.
