Cette expression signifie effacer volontairement le souvenir d'un conflit, d'une erreur ou d'une dette, comme on efface une trace avec une éponge. Elle implique un acte de pardon, de clémence ou d'oubli volontaire, souvent pour rétablir une relation ou une situation sereine. C'est un geste de réconciliation ou de pragmatisme.
L'image est simple et ancienne, tirée de la vie quotidienne. Depuis l'Antiquité, on utilise une éponge humide pour effacer les écritures sur des tablettes de cire ou, plus tard, sur des ardoises d'écolier. Au sens figuré, "passer l'éponge" sur quelque chose apparaît au XVIIIe siècle, évoquant l'idée d'effacer une faute comme on efface une inscription. L'expression s'est popularisée pour désigner le pardon dans les relations humaines.
Malgré leur dispute, ils ont décidé de passer l'éponge et de rester amis.
Le patron a passé l'éponge sur le retard de son employé, sachant les circonstances exceptionnelles.
— Tu me pardonnes ? — D'accord, je passe l'éponge, mais que cela ne se reproduise plus !
Après des années de rancune, il est temps de passer l'éponge et de tourner la page.
Le juge a encouragé les parties à passer l'éponge et à trouver un accord à l'amiable.
