Cette expression signifie être opéré par un chirurgien, avec l'image de l'aiguille utilisée pour les sutures ou les injections. Elle est employée de manière familière pour parler d'une intervention médicale, parfois avec une nuance d'appréhension ou de fatalité. On l'utilise aussi métaphoriquement pour décrire une situation où l'on doit subir une modification ou une épreuve difficile. Le registre est courant à familier, selon le contexte.
L'origine remonte au début du XXe siècle, avec le développement de la chirurgie moderne où l'aiguille est devenue un instrument emblématique des opérations. L'expression s'est popularisée dans le langage courant pour atténuer la gravité du terme "opération" par une image plus concrète et moins technique. Elle reflète une époque où la médecine s'est démocratisée, mais où les interventions chirurgicales restaient impressionnantes pour le grand public. L'usage s'est étendu à des domaines métaphoriques, comme la réparation d'objets.
Mon grand-père doit passer sous l'aiguille la semaine prochaine pour une opération du genou.
Après l'accident, il est passé sous l'aiguille pendant plusieurs heures.
Cette vieille machine à laver a besoin de passer sous l'aiguille d'un réparateur.
Elle appréhende de passer sous l'aiguille, mais c'est nécessaire pour sa santé.
— Tu as vu Jean ? — Oui, il est à l'hôpital, il passe sous l'aiguille demain matin.
