Cette expression décrit un état de moral bas, où une personne semble vaincue, embarrassée ou humiliée. Elle évoque physiquement l'attitude d'un animal qui baisse les oreilles en signe de soumission ou de crainte. Elle s'emploie souvent après un échec, une réprimande ou une déception, pour indiquer que quelqu'un a perdu sa confiance ou sa fierté. Elle implique une posture corporelle et une expression triste.
L'origine remonte au Moyen Âge, dans le langage de la vénerie (chasse à courre) et de l'élevage. Les chiens ou les chevaux qui baissaient les oreilles montraient leur soumission au maître ou leur fatigue. Cette observation animale a été transposée à l'humain dès le XVe siècle pour décrire une attitude de défaite. L'expression s'est popularisée au XVIIe siècle dans la littérature morale, puis au XIXe siècle dans le langage courant.
Après sa défaite au tournoi, il avait l'oreille basse pendant des jours.
Quand le professeur l'a réprimandé, il est parti avec l'oreille basse.
Ne reste pas avec l'oreille basse, relève-toi et recommence !
L'équipe est revenue du match avec l'oreille basse, après avoir perdu 5-0.
— Pourquoi il a l'air si triste ? — Il a échoué à son examen, il a l'oreille basse.
