Cette expression décrit un état d'énervement intense où la personne est sur les nerfs, prête à exploser. Elle suggère une sensibilité exacerbée, comme si l'on était constamment piqué par une aiguille. On l'emploie pour qualifier quelqu'un qui réagit vivement à la moindre contrariété, souvent après une accumulation de pressions. Le registre est familier, avec une connotation d'impatience et d'irritabilité.
L'origine remonte au XIXe siècle, probablement dans le milieu de la couture ou des métiers manuels où les aiguilles étaient omniprésentes. L'image évoque la sensation désagréable et répétée d'être piqué, métaphore d'une irritation constante. L'expression s'est popularisée dans le langage courant pour décrire un état nerveux, notamment dans des contextes de surmenage ou d'attente stressante. Elle reflète une époque où le travail à la main pouvait générer une tension physique et mentale.
Depuis qu'il prépare son examen, il est à l'aiguille dès qu'on lui parle.
Ne la dérange pas ce matin, elle est à l'aiguille après une nuit blanche au travail.
Mon patron est à l'aiguille aujourd'hui à cause des retards de livraison.
Les enfants étaient à l'aiguille pendant le long trajet en voiture.
— Pourquoi tu cries comme ça ? — Désolé, je suis à l'aiguille, j'ai trop de choses à gérer.
