Cette expression désigne une époque révolue considérée comme parfaite, où régnaient l'harmonie, l'abondance et la justice. Elle peut se référer à un passé mythique (comme dans les légendes) ou à une période historique particulièrement faste (ex. : l'âge d'or de la Renaissance). Par extension, elle qualifie aussi l'apogée, la période la plus brillante d'un mouvement artistique, d'une technologie ou d'une carrière. Elle véhicule une notion de nostalgie et d'idéalisation.
Le concept remonte à la mythologie grecque et aux écrits d'Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.), qui décrivait les Âges de l'humanité (Or, Argent, Bronze, Héros, Fer). L'Âge d'or était le premier, un temps où les hommes vivaient en paix avec les dieux, sans travail ni souffrance. Les Romains (comme Ovide) ont repris ce mythe. En français, l'expression s'est popularisée à la Renaissance pour évoquer un passé idéal, puis a été utilisée métaphoriquement pour désigner les périodes fastes (ex. : l'âge d'or du cinéma muet).
Les anciens du village parlent souvent des années 60 comme de l'âge d'or de la région.
L'âge d'or de la peinture flamande se situe au XVe siècle.
Pour beaucoup, l'enfance reste l'âge d'or de l'insouciance.
Ce scientifique a connu l'âge d'or de sa carrière dans les années 1990.
— Tu te souviens de l'âge d'or du rock ? — Oui, quand les concerts étaient abordables !
