Cette expression signifie habiter chez quelqu'un pour une période plus ou moins longue, généralement sans payer de loyer ou en profitant de l'hospitalité. Elle peut avoir une connotation négative si l'hôte est abusé, ou neutre si c'est accepté. Le terme évoque une occupation informelle, parfois prolongée. Le registre est familier, voire argotique.
Le verbe "squatter" vient de l'anglais "to squat" (s'accroupir, s'installer illégalement), utilisé depuis le XIXe siècle pour désigner l'occupation sans droit de propriété. En français, il apparaît dans les années 1970-1980, d'abord dans le contexte des squats politiques ou artistiques. L'expression "squatter chez quelqu'un" s'est popularisée à la fin du XXe siècle pour décrire une situation d'hébergement informel entre connaissances.
Pendant ses études, il a squatté chez un ami pendant six mois.
Arrête de squatter chez tes parents, trouve ton propre appartement !
Elle squatte chez moi depuis une semaine, mais c'est sympa.
Je peux squatter chez toi ce week-end ? Mon train est annulé.
— Tu habites où en ce moment ? — Je squatte chez mon frère en attendant de trouver un travail.
