Décrit une personne très débrouillarde, opportuniste, parfois jusqu'à l'avidité, qui sait transformer n'importe quelle possession, compétence ou circonstance en gain financier. Cela peut être perçu positivement (ingéniosité, sens des affaires) ou négativement (cupidité, absence de scrupules).
L'idée de tirer profit de tout est ancienne. L'expression semble s'être fixée à l'époque moderne, avec le développement du capitalisme marchand. Elle évoque la figure du marchand avisé ou du paysan qui vend jusqu'aux déchets de sa production. Molière, dans "L'Avare" (Harpagon), en donne une illustration caricaturale. Au XIXe siècle, avec la révolution industrielle et la spéculation, l'expression prend aussi une connotation plus cynique, décrivant ceux qui profitent de la moindre occasion, y compris malhonnête.
C'est un vrai brocanteur, il fait argent de tout.
En période de crise, il faut savoir faire argent de tout.
Il ferait argent de l'air qu'il respire, tellement il est avide !
