Cette expression designe une solution drastique, souvent disproportionnee par rapport au mal qu'elle est censee soigner. Elle implique une grande force d'action, parfois au detriment de la subtilite ou du confort. On l'emploie aussi bien en medecine (pour un traitement lourd) que metaphoriquement pour toute mesure radicale.
L'expression 'un remede de cheval' trouve ses racines dans la medecine veterinaire du XIXe siecle, une epoque ou les chevaux etaient des animaux de travail essentiels, representant une valeur economique considerable. Pour soigner ces robustes animaux, les veterinaires et marechaux-ferrants devaient administrer des medicaments a des doses massives, proportionnees a leur poids et a leur force. Ces remedes, souvent a base de plantes puissantes, d'alcool fort ou de substances minerales, etaient notoirement violents. L'expression emerge dans le langage courant vers la fin du XIXe siecle, popularisee par la litterature et la presse. Elle s'est ensuite etendue metaphoriquement a la medecine humaine, critiquant parfois les traitements heroiques de l'epoque (saignees, purgatifs intenses), puis a tous les domaines pour designer une action radicale. Son sens a evolue d'une simple description d'un traitement veterinaire puissant vers une notion souvent ironique ou critique d'une solution excessive.
Pour se debarrasser de ce rhume tenace, le medecin lui a prescrit un veritable remede de cheval.
Face a la crise, la direction a decide d'appliquer un remede de cheval: une restructuration complete de l'entreprise.
Ma grand-mere, pour un simple mal de tete, preparait des infusions tellement fortes que c'etait un remede de cheval.
Il a pris l'antibiotique comme un remede de cheval, alors qu'une dose normale aurait suffi.
- Je ne sais plus comment m'y prendre avec ce probleme. - Il te faut un remede de cheval, une solution radicale!
