Cette expression idiomatique qualifie une situation atmospherique particulierement defavorable. Elle evoque un temps pluvieux, venteux, froid, sombre et globalement inhospitalier, qui decourage les sorties et les activites en exterieur. L'utilisation du mot 'chien' sert a renforcer l'aspect negatif et miserable de la situation, sans lien direct avec l'animal.
L'expression 'un temps de chien' plonge ses racines dans la perception negative du chien dans la culture francaise ancienne. Contrairement a aujourd'hui, le chien etait souvent associe a la misere, a la salete et a la maladie au Moyen Age et a l'epoque moderne. Les chiens errants, nombreux dans les rues, etaient vecteurs de rage et symboles de pauvrete. Cette image defavorable a impregne la langue. L'expression semble s'etre fixee au XIXe siecle, periode d'industrialisation et d'urbanisation ou les conditions de vie en ville, souvent sordides, renforcaient cette association. Elle s'inscrit dans une serie d'expressions utilisant 'chien' pour marquer l'extremite negative ou la difficulte, comme 'une vie de chien' ou 'un travail de chien'. Le sens meteorologique specifique s'est probablement developpe par analogie avec l'inconfort et la detresse associes a un animal livre aux intemperies. L'expression est attestee dans la litterature du XIXe siecle, reflechant son entree dans le langage courant a cette epoque.
Exemple 1: On annonce un temps de chien pour tout le week-end, avec de la pluie et des rafales a 80 km/h.
Exemple 2: Le chantier est a l'arret a cause de ce temps de chien qui rend le travail en exterieur impossible.
Exemple 3: Restons a la maison aujourd'hui, les enfants, il fait un temps de chien dehors.
Exemple 4: Ce n'est pas qu'il pleut, c'est un veritable temps de chien, on ne voit pas a dix metres !
Exemple 5: '- Tu viens te promener ? - Avec ce temps de chien ? Tu plaisantes !'
