Ce proverbe signifie qu'un père trop économe ou avare risque d'élever un fils dépensier et gaspilleur, par réaction contre l'excès inverse.
Sens littéral : Littéralement, ce proverbe décrit une relation familiale où un père caractérisé par son avarice - une économie excessive et mesquine - voit son fils adopter un comportement diamétralement opposé de prodigalité, c'est-à-dire de dépenses inconsidérées et de gaspillage de ressources. La structure syntaxique "À père... fils..." établit un lien direct de cause à effet entre les deux attitudes.
Sens figuré : Figurément, l'expression illustre le principe psychologique et social selon lequel les excès parentaux génèrent souvent des réactions contraires chez les enfants. Elle met en lumière les dynamiques familiales où la rigidité ou la privation excessive peut provoquer un rejet violent des valeurs parentales, menant à des comportements compensatoires extrêmes.
Nuances d'usage : Dans l'usage contemporain, ce proverbe s'applique souvent aux relations éducatives au sens large, dépassant le cadre strictement paternel. On l'emploie pour critiquer les éducations trop restrictives qui privent les enfants d'apprentissage modéré, ou pour expliquer les revirements générationnels dans les comportements économiques. Il sert aussi d'avertissement aux parents sur les conséquences de leurs propres excès.
Unicité : Ce proverbe se distingue par sa formulation antithétique parfaite et sa concision proverbiale typique. Contrairement à d'autres expressions sur l'éducation, il ne propose pas de juste milieu mais dramatise les conséquences des extrêmes. Sa force réside dans sa capacité à condenser en cinq mots un phénomène psychologique complexe, tout en conservant une rythmique et une balance syntaxique qui facilitent sa mémorisation et sa transmission orale.