L'amour occupe agréablement le temps présent, mais avec le temps, les sentiments amoureux peuvent s'affaiblir ou disparaître.
Sens littéral : Littéralement, ce proverbe décrit deux phénomènes temporels : d'une part, l'amour rend le temps agréable et semble l'accélérer par le bonheur qu'il procure, occupant pleinement l'esprit. D'autre part, le temps écoulé peut éroder ou faire disparaître les sentiments amoureux, par l'habitude, l'éloignement ou les épreuves.
Sens figuré : Figurément, il exprime la dialectique entre passion et durée. L'amour comme expérience subjective modifie la perception du temps, tandis que le temps objectif agit sur la qualité des émotions. C'est une réflexion sur l'impermanence des sentiments face à la marche inexorable du temps.
Nuances d'usage : Souvent utilisé pour tempérer l'idéalisme amoureux, il sert d'avertissement ou de consolation. Dans les discussions, il peut illustrer la fin d'une relation ou la transformation de l'amour passion en affection plus calme. Son emploi révèle une sagesse résignée, reconnaissant à la fois la puissance de l'amour et celle du temps.
Unicité : Sa structure chiasmatique (AB/BA) le rend mémorable et poétique. Il capture en une phrase concise le paradoxe universel de l'amour : à la fois maître et victime du temps. Cette formulation équilibrée, presque mathématique, en fait un proverbe particulièrement élégant et profond dans le répertoire français.